Comment tout a commencé : un adaptateur, une toupie et un escargot

Premier billet du carnet : les débuts de TracksCreationS, un adaptateur imprimé pour relier Duplo et GraviTrax, la toupie entonnoir, ses sœurs à deux et trois entrées, puis la toupie escargot dessinée par un enfant allemand.

Toupie escargot verte à piste en spirale dans un circuit GraviTrax, vue de trois quarts

Ce carnet commence là où TracksCreationS a commencé : à la table du salon, avec un circuit GraviTrax, des briques Duplo et un fils qui voulait les deux à la fois.

La première pièce : un adaptateur

Mon fils voulait une tour. Pas une tour GraviTrax, pas une tour Duplo : une tour qui réunisse les deux. Aucune pièce du commerce ne reliait ces deux mondes, alors nous avons essayé d’en fabriquer une. Mon voisin avait une imprimante 3D ; nous avons testé, corrigé, recommencé, jusqu’à obtenir un adaptateur qui tienne : une face qui s’accroche sur la plaque GraviTrax, une face qui reçoit une brique. Empilez des briques entre deux adaptateurs et vous avez un pilier de la hauteur que vous voulez, aux couleurs de vos briques.

Cette pièce existe toujours au catalogue, presque inchangée : c’est le lot de six adaptateurs Duplo / LEGO. C’est aussi la raison pour laquelle j’ai gardé l’imprimante.

Puis la toupie

Une fois les piliers en place, il fallait quelque chose à mettre au bout du rail. La toupie entonnoir est née de cette envie : la bille arrive par le côté, décrit des cercles de plus en plus serrés dans l’entonnoir, puis disparaît par le trou du centre. Les enfants la regardent tourner sans se lasser, et moi aussi. Elle ralentit la course, et l’on suit enfin la bille des yeux.

C’est encore aujourd’hui la pièce la plus évaluée par nos clients.

Deux entrées, puis trois : mes préférées

Quelques mois plus tard, une question d’enfant : « et si deux billes arrivaient en même temps ? » J’ai dessiné une entrée de plus, puis une autre. La toupie à deux entrées réunit deux descentes parties de tours différentes ; celle à trois entrées, un peu plus large, devient un carrefour au milieu de la table où les billes se croisent dans le tourbillon. Ce sont mes préférées : elles obligent à construire autrement, à faire converger le circuit au lieu de l’étirer.

L’escargot d’un enfant allemand

Un an plus tard, un message venu d’Allemagne. Un enfant avait dessiné une toupie qui n’existait pas : au lieu d’un entonnoir lisse, une piste creusée en spirale, comme une coquille d’escargot. Son dessin était clair ; j’ai modélisé la pièce, je l’ai imprimée, et je la lui ai offerte. La toupie escargot est restée au catalogue : la bille y descend plus lentement, tour après tour, et les plus jeunes la suivent du début à la fin.

C’est, je crois, le résumé de cette boutique : des pièces imaginées en jouant, parfois par les enfants eux-mêmes.

La suite, chaque mois

Ce carnet paraîtra une fois par mois. Prochain billet : le retour aux Duplo, avec les rails imaginés pour ma fille. Viendront ensuite les livrets de pistes, la grande roue motorisée, les pièces qui font descendre la bille autrement, les déclassés, et enfin les petits ascenseurs, nos dernières nées.

Les pièces de ce billet